La mission de Jean-Baptiste

La démarche de départ

En partant cette année, nous voulions mettre nos compétences au service du développement. C’est ainsi que la proposition de la DCC de faire du volontariat de compétences a attiré notre attention. En principe, la DCC met en regard les nécessités du terrain avec les CVs des candidats au volontariat. Dorothée et moi les avions donc chacun mis à jour pour mettre en avant les compétences que nous pensions pouvoir apporter.

Au-delà de notre souhait de vivre l’expérience de volontariat en famille, nous avions aussi une contrainte forte : la rentrée en secondaire pour Joseph en septembre 2026, que nous lui souhaitons en Belgique. Impatients et déterminés à ce que ça puisse se faire, un peu inquiets aussi de ne pas recevoir d’assignation de la DCC auprès de ses partenaires existants, nous nous sommes mis en recherche nous-mêmes d’une association pouvant utiliser nos profils. Sans contrainte géographique. C’est ainsi que nous avons rencontré ACTEC, présente à Bruxelles, qui a vu l’opportunité de nous envoyer chez leur partenaire guatémaltèque FUNDAP.

En résumé donc, la DCC gère tout le côté administratif de notre statut de Volontaire de Solidarité International (VSI), ACTEC finance les coûts de notre mission, et notre quotidien est consacré à soutenir FUNDAP.

FUNDAP

En arrivant à Quetzaltenango, j’ai trouvé une fondation très bien structurée et comptant déjà de nombreux projets. Partie de rien dans les années 1980, FUNDAP a tissé des relations de confiance très fortes avec différents donateurs principalement européens (à commencer par ACTEC). La fondation compte aujourd’hui 700 collaborateurs dans l’Ouest du Guatemala, rassemblés autour de la vision suivante :

éradiquer la pauvreté au Guatemala grâce à des stratégies basées sur les valeurs d’équité, honnêteté, liberté, excellence, respect de la dignité, et démocratie.

Cette mission se réalise au travers de 7 programmes : santé, micro-crédits, sécurité alimentaire, artisanat, agro-alimentaire, foresterie, et éducation. Doro et moi contribuons aux programmes d’éducation.

Pour en savoir plus sur FUNDAP, c’est par ici : NOSOTROS – FUNDAP

Dans cet article, je vous présentais l’école de commerce de FUNDAP, à laquelle je contribue, et ses trois programmes de développement de l’entrepreneuriat. Ici, je vais vous en dire plus sur le quotidien de ma mission.

Mon quotidien

FUNDAP étant très bien organisée, je viens en support des activités existantes. J’ai consacré les trois premiers mois à un diagnostic de l’école de commerce, qui débouche sur le soutien de différents domaines :

  1. La prise de mesures
  2. La formation des instructeurs
  3. La formation des entrepreneurs
  4. … et le reste

1. La prise de mesures

Comme on dit chez nous, « meten is weten ». Les nombreuses données récoltées nous permettent de mieux connaître nos étudiants, leur environnement, et les résultats obtenus. C’est important à plusieurs titres : améliorer nos formations, communiquer ces résultats aux instructeurs, aux étudiants eux-mêmes, et aux donateurs dont dépend FUNDAP.

Ces derniers mois, j’ai donc beaucoup contribué à présenter les nombreuses données récoltées à tous les intervenants, et à améliorer les futures prises de mesures autour de grands indicateurs : le développement d’habitudes (bonnes pratiques personnelles, de manufacture, d’entreprise, telles que l’épargne), l’augmentation des ventes, le développement de l’emploi digne.

Je satisfais dans ce domaine mon penchant pour les analyses de données et retrouve ce qui a fait ma fierté quand nous étions à Ouagadougou : la mesure de l’impact social de l’activité.

2. La formation des instructeurs

Ici, je découvre la joie de partager ce que j’ai appris de mon expérience professionnelle et académique. Je renforce notamment les capacités des instructeurs en finances et en marketing au travers de courtes formations.

3. La formation des entrepreneurs

Une de mes motivations principales est la rencontre des entrepreneurs formés par FUNDAP. Au cours des derniers mois, j’ai eu l’occasion de rendre visite à plusieurs d’entre eux, participer à des foires entrepreneuriales, animer un atelier et donner une conférence lors de la cérémonie de remise des diplômes.

Leurs profils sont très variés : du barriste à l’éleveur de porcs, de la distributrice de gaz à la couturière de luxe. La force de nos programmes est la mise en pratique : chaque entrepreneur est appelé à transformer son activité grâce aux cours en groupe et aux sessions de coaching avec les instructeurs. Les résultats sont très enthousiasmants !

Je commence toujours par leur dire toute l’admiration que j’ai pour ceux qui osent se lancer comme entrepreneurs… et je retrouve sur scène le plaisir grisant des planches de théâtre.

4. … et le reste

Enfin, comme je commence à bien connaître la maison, je vais m’attaquer à plusieurs nouveaux défis. Ils vont de la revue de l’efficience organisationnelle au développement de nouveaux projets pour l’école de commerce.

Conclusion

Cette année me permet de vivre vraiment ce que nous avons cherché : le volontariat de compétences. J’ai la satisfaction de mettre mes compétences au service d’un projet de développement dont j’admire beaucoup l’impact.

A bon entendeur… 🙂

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