Un pays de contrastes

Nous avions été prévenus et n’avons pas manqué de l’observer. Le Guatemala est un pays de contrastes.

Ethnique

Au niveau ethnique, 56% de la population est Ladino, c’est-à-dire de culture hispanique et d’origine métissée partiellement coloniale, 43,5% sont indigènes, principalement d’origine maya, mais aussi xinca.

Socio-économique

Au niveau socio-économique, on estime que 10% de la population vit très confortablement, 30% constituent une classe moyenne peu aisée, et les 60% restants sont pauvres. De ceux-ci, 20% vivent en situation d’extrême pauvreté avec moins de 2$ par jour.

Religieux

Au niveau religieux, 2 petites moitiés de la population sont constituées d’évangéliques et de catholiques. Seule une petite minorité constitue tout le reste.

Le Guatemala est le pays dans lequel la théologie de la prospérité a le mieux… prospéré, rendant les évangéliques légèrement majoritaires. Dans le contexte de la guerre froide, ce mouvement protestant a été largement encouragé par les Etats-Unis, en représailles politico-idéologiques à la théologie de la libération (catholique). La théologie de la prospérité repose sur l’idée que la foi mène à la réussite matérielle, financière et à la bonne santé. L’esprit de communauté y est très fort.

Vestimentaire

Au niveau vestimentaire, les femmes, surtout les plus âgées, sont très souvent en habit traditionnel et côtoient les internationaux jeans et trainings.

Taille

Avec une taille moyenne de 156 cm, les Guatémaltèques s’appellent eux-mêmes chapines, c’est-à-dire petits. Comme expliqué dans l’article qui parle de la mission de renutrition, c’est dû à une alimentation presqu’exclusivement en maïs. Nous croisons souvent dans la rue des adultes de la taille de nos garçons.

Le contraste est saisissant avec les générations les plus jeunes. Grâce aux campagnes de nutrition, la taille a sensiblement augmenté.

Dans le monde rural, les femmes – indigènes, sont exclusivement en vêtements traditionnel.

Architecture

Au niveau architectural, les nombreux bâtiments modestes et sans étages sont entremêlés à quelques vestiges de l’époque coloniale (telle que la façade de la cathédrale de Quetzaltenango), de l’époque de la révolution industrielle, et de malls américains bien d’aujourd’hui.

Ces contrastes sont renforcés par les couleurs vives de la majorité des bâtiments.

Au delà des contrastes, un accueil extra

Enfin, sans aucun contraste, l’accueil que nous recevons de tous est extraordinaire. Partout, on veut compenser le fait que nous soyons loin de notre famille en nous faisant sentir le plus confortable possible.

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2 réponses à Un pays de contrastes

  1. Paul JdB dit :

    Bonne rentrée à l’école, encore de grandes découvertes en perspective !

  2. Myriam MARC dit :

    Bonjour les Belges!
    C’est super sympa de vous lire.
    On vous embrasse.
    Myriam and Co du Congo

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