Voici un aperçu de notre vie quotidienne sous forme d´horaire ;
5h30 : réveil, 5 min de gym et 2 min sous la douche froide. Comme réveil, c´est efficace! (lorsqu’on veut une douche chaude, cela dépend de la température nocturne qui aura permis ou non de conserver un peu de chaleur dans le réservoir solaire)
5h30, c’est tôt, mais ça tombe bien : si l’on en croit Arthur Brooks et ses études scientifiques du bonheur, il est excellent de se lever avant le soleil !
Dans la foulée, petit-déjeuner, préparation de collations puis hop hop hop, à l’école !
6h45 : nous partons à pied à l’école pour déposer les enfants qui démarrent à 6h50 (ne jamais stresser d’arriver en retard, tranquilo, nous ne serons jamais les derniers). En temps de vacances (qui ont duré 3 mois), on décale l´horaire de 2h. Les enfants ont eu un stage multisport de 9h à 13h qui a duré 2 mois. Joseph n’a pas manqué d’en parler dans cet article.
7h15 : départ à pied vers le bureau (30 minutes), dans le froid mais sous un magnifique ciel bleu prometteur, et quotidien ! Le rêve !
On n’oublie pas de saluer tous les passants. « Dieu vous bénisse ».
Nous croisons les écoliers en uniforme, voyons les premiers marchands installant leurs aubettes, et nous respirons beaucoup de vieux pots d’échappement.
10h : c’est l’heure de la « refacción » -une collation qui prend parfois l’air d’un lunch pour couper la matinée.
12h30 : JB ou moi repartons déjà rechercher les enfants qui terminent à 13h. Nous avons la chance d’avoir des horaires aménagés de parents volontaires. Un jour sur deux, l’un de nous terminent à 12h et l’autre à 17h. Pour JB, c’est l’heureuse découverte du père au foyer à temps partiel.
13h30 : déjeuner improvisé avec les légumes trouvés sur notre itinéraire.
14h15 : les enfants nous aident super bien. Chacun a sa tache (balais, lavette, rangement, vaisselle -parfois…)
14h30: Pendant que les enfants jouent aux Plusplus, je suis de corvée aux « pilas » (lavage des vêtements à la main dans des sortes de grandes tables creuses avec du ciment ondulé qui permettent frotter le tissu.) Cela prend un temps certain.
15h : pluie de messages WhatsApp des différents profs annonçant les devoirs (très pratique)
17h : les mardis et jeudis, les trois enfants ont entraînement de foot.
18h30 : repas et moments familiaux.
20h : au lit, les petits!
22h30 : extinction des feux (notre vie sociale ne s’étendant pas beaucoup plus loin qu’au bureau et au marché…)
et cela termine toujours par des feux d’artifice quotidiens (au début, on pensait que c’était pour la fête nationale, puis pour une victoire de l’équipe de foot locale mais on a vite compris qu’il y avait tous les jours un patron, un goal ou une élection de rois et reines mayas, des processions,.. bref, on n’a pas compté un jour sans feu d’artifices ou pétards en cas de défaite de l’équipe)








Alimentation
Tout pousse au Guatemala : maïs, avocat, banane, pomme de terre, ananas, pastèque, litchi, cacahuète, café, cacao….Il y a de quoi se régaler sous ces cieux tropicaux ! On retrouve d’ailleurs les fruits que nous avons connus sous les mêmes latitudes au Burkina : bissap (hibiscus), tamarin, mangue.
Comme dans beaucoup de cultures, le repas est un moment de convivialité, d’accueil, de partage et est sacré. C’est pourquoi, on compte plutôt 4 repas par jour, la collation de 10h étant plutôt abondante et culturellement installée.
Dans les communautés rurales, les parents amènent souvent de la nourriture en guise de remerciement. (allant des petits pains sucrés, sandwichs préparés aux fèves noires au sac de pommes de terre)
Malheureusement, l’empreinte étatsunienne est bien présente. Le rêve américain, c’est le Mac Morning. La culture du fastfood (Pizza Hut, Domino’s Pizza, Dunkin Donuts, Burger King mais surtout Mac Donalds) est bien installée. On dit même que c’est au Mac Donalds qu’on trouve les salades les plus diététiques : c’est le comble alors que les fruits et légumes abondentau grand marché qui se trouve à quelques dizaines de mètres. Vous aurez compris que la diététique n’est pas au cœur des préoccupations. Je tente néanmoins de subtilement parler de Jessie Inchauspé ou d’Emilie Steinbach à mes collègues. Je n’ai pas encore atteint ma cible.
A chaque coin de rue, on trouve :
- de bons repas composés de poulet, riz et pâtes (le concept du double féculent ne pose aucun problème),
- des aubettes de rue avec frites, ailes de poulet frit,
- des tacos et nachos (nous ne sommes qu’à quelques heures du Mexique)
- des mets locaux (chuchitos, tamiles,… ) présentés dans des feuilles de palmiers et composés d’une pate de maïs et fourré au poulet (style knödl)
- des atoles (boissons chaude avec farine de maïs et sucre, riz-chocolat, farine de bananes vertes, …)
- des tortillas (pains plats et ronds faits de farine et eau) qui se cuisinent sous nos yeux , se mangent chaudes et accompagnent tous les repas.
- des pâtisseries extraordinaires.
Bref, on ne manque de rien !



Merci pour tous ces aperçus de votre vie au Guatemala, ces couleurs et paysages sont vraiment magnifiques ! On attend avec impatience une description de la mission de Dorothée 🙂
Bises africaines :))
nous nous réjouissons de voir, vivre, sentir, goûter et écouter tout cela de plus près, et surtout de vous revoir tous les cinq en ‘life’ grandis, embellis, enthousiastes et vraiment guatemaltèques !
Je découvre aujourd’hui votre site, chers Dorothée et Jean-Baptiste.
Je me régale de vos descriptions, ça me rappelle un peu un séjour dans l’Altiplano bolivien…
Et les sourires de vos beaux enfants en disent long sur l’ambiance !